Niché à la croisée des chemins des artistes, entre Céret et Collioure, le domaine du Moulin de Breuil semble avoir toujours été là, au pied du village de Montesquieu des Albères.

A sa tête, Joseph de Massia est le représentant de la 4ème génération qui y cultive la vigne et y élève le vin.

Comme nombre de ses contemporains, il s’interroge et se remet en question pour trouver une juste réponse à l’exercice de son métier.

Depuis 20 ans, Joseph déstructure patiemment sa pensée, sa pratique. 

Il cherche à trouver l’équilibre pour ses vins, mais aussi dans son rapport à la terre, aux hommes et femmes de son territoire.

Le vin devient alors un prétexte pour nourrir la curiosité, pour expérimenter, et cultiver la passion pour la nature.

L’objectif ? Dévoiler méticuleusement toutes les facettes des interactions qui existent dans l’ensemble des composantes de la culture du vin.

Le vent, le soleil, l’eau et la terre joignent leurs forces aux côtés des auxiliaires et outils façonnés par l’Homme pour permettre à la vigne et son fruit de se développer, puis aux raisins de révéler toutes leurs saveurs.

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Impression(isme)

Le Moulin de Breuil tient son nom de l’ancien moulin dont la meule peut toujours être observée dans le jardin. 

Il constitue un lieu presque magique où l’on se ressource à chaque visite. 

Point d’ancrage de la famille Massia, il est désormais sous la bienveillante surveillance de Joseph.

Éclectisme

Joseph est un entrepreneur, il a créé plusieurs entreprises au cours de sa carrière. En 1997, il succède à son père aux commandes du Moulin de Breuil et débute en quelque sorte alors, une seconde vie.

Son passé riche d’expériences très diverses, fait de lui une personne jonglant entre de multiples références pour nourrir ses projets.

Reconnexion

Peu de temps après avoir réinvestit le Moulin, Joseph renonce aux méthodes de culture dites conventionnelles. Cette décision sera prise suite à la rencontre d’un étudiant en agronomie qu’il accueillit pour un stage. Il évoque le jour où il vida le local qui lui permettait de stocker ses produits phytosanitaires et se rappelle:

« Je me suis senti léger, comme si un poids avait disparu de mes épaules ».

Diversité

Depuis le démarrage de sa transition vers la biodynamie, le domaine à beaucoup changé. Un gîte et un potager ont été créés. Des partenariats avec éleveurs et apiculteurs se sont noués. 

A travers la diversification de ses activités, le Moulin de Breuil se veut le démonstrateur de la richesse du patrimoine naturel dont il est le fruit et Joseph le serviteur.

Audace

À l’époque où les hauts rendements étaient la norme, au Moulin, les anciens ont parfois privilégié des cépages aux rendements bas comme le Grenache noir ou le Macabeu. Ils permettent de produire des vins qui répondent aux attentes des consommateurs en quête d’authenticité. 

Les prédécesseurs de Joseph ont eu l’intuition que la modernité n’est peut-être pas toujours là où on la croit.

Innovation

Avec confiance, Joseph installe une cuve en «œuf béton» lorsqu’il est convaincu de son efficacité. 

Ces cuves sont fabriquées à partir d’argile, de sable et d’eau de source et ne présentent pas d’angles. Cela permet de stabiliser la température du vin pendant la vinification. Selon les experts, elles permettent de produire des vins qui s’expriment au plus près des terroirs.

Ingéniosité

Autrefois, les cuves touchaient le plafond. Des systèmes mécanisés, astucieusement développés par le père de Joseph, permettaient de gérer les flots de raisins au moment des vendanges. 

Avec la décroissance désirée et mise en œuvre depuis 2006, la cave a changé de visage. Joseph fait de la place. Il peut revenir à des méthodes plus anciennes encore, telles que le foulage au pied.

Héritage

Dès qu’il le peut, Joseph rend hommage aux vieux outils de travail ainsi qu’aux anciens qui en ont été les protagonistes. 

C’est le cas, pour le fût à vinaigre demi-muid (600 L) vieux de 100 ans. 

Il est installé à l’abri des barriques de vin pour éviter leur contamination par Acetobacter suboxydans, bactérie responsable du processus d’acescence qui transforme les boissons alcoolisées en vinaigre.

Vision

Pour pouvoir apporter les soins demandés par la vigne tout en respectant sa philosophie de résilience, Joseph a fait le choix de réduire le nombre et la taille des parcelles cultivées au domaine. De sa démarche, il dit qu’il s’agit de :

«Faire mieux avec moins»

Éléments

Au pied ou à flanc des Albères, les trois hectares et demi qui sont cultivés ont parfois «vue sur mer». Ils rencontrent tour à tour des sols à galets de gneiss, schistes et granites typiquement méditerranéens. En fonction des cépages, le palissage est mis en place ou non. Lorsque c’est le cas, ce sont les matériaux naturels qui sont préférés comme ici avec le bois de robinier.

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